Paul-Émile Colin : Différence entre versions

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Ami de Charles Filiger, Colin rejoint Gauguin à Pont-Aven durant l'été 1890.
 
Ami de Charles Filiger, Colin rejoint Gauguin à Pont-Aven durant l'été 1890.
  
À partir de 1893, il met au point la technique de gravure au canif sur bois debout. Ses œuvres de 1890 à 1900 sont marquées par les innovations de l'école de Pont-Aven. Il s'installe à [[Lagny-sur-Marne]]
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À partir de 1893, il met au point la technique de gravure au canif sur bois debout. Il explique cette technique de la manière suivante :
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Ses œuvres de 1890 à 1900 sont marquées par les innovations de l'école de Pont-Aven. Il s'installe à [[Lagny-sur-Marne]], en 1894, pour y exercer la médecine — qu'il abandonnera définitivement en 1901.
  
 
Il se consacre alors à l'illustration de nombreux ouvrages : ''Les Philippe'' de Jules Renard, ''La Terre et l'Homme'' d'Anatole France, ''La Colline inspirée'' de Maurice Barrès… Il reste très attaché à ses origines lorraines dont les paysages, les villages et leurs habitants continuent à inspirer son œuvre.  
 
Il se consacre alors à l'illustration de nombreux ouvrages : ''Les Philippe'' de Jules Renard, ''La Terre et l'Homme'' d'Anatole France, ''La Colline inspirée'' de Maurice Barrès… Il reste très attaché à ses origines lorraines dont les paysages, les villages et leurs habitants continuent à inspirer son œuvre.  
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Colin est l'un des membres fondateurs de la « Société de la gravure sur bois originale » (S.G.B.O.) en 1911. Il en est le vice-président de 1920 à 1935. Noël Clément-Janin établit le répertoire de ses gravures en 1912 et Jules Rais une monographie fournie en 1913 pour la revue des ''Arts graphiques modernes''.
 
Colin est l'un des membres fondateurs de la « Société de la gravure sur bois originale » (S.G.B.O.) en 1911. Il en est le vice-président de 1920 à 1935. Noël Clément-Janin établit le répertoire de ses gravures en 1912 et Jules Rais une monographie fournie en 1913 pour la revue des ''Arts graphiques modernes''.
  
Après la Première Guerre mondiale, Colin poursuit son œuvre gravé d'illustrateur et se consacre davantage à la peinture.
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Pendant la Première Guerre mondiale, il est affecté à Sceaux, comme médecin auxiliaire, et après, il poursuit son œuvre gravé d'illustrateur et se consacre davantage à la peinture.
  
 
À partir de 1920, il voyage en Italie, en Sicile, en Espagne, au Portugal, au Maroc. Ces visites sont la source d'inspiration de sa nouvelle approche de la couleur, mais des problèmes de vue empêchera Paul-Émile Colin de continuer à peindre.
 
À partir de 1920, il voyage en Italie, en Sicile, en Espagne, au Portugal, au Maroc. Ces visites sont la source d'inspiration de sa nouvelle approche de la couleur, mais des problèmes de vue empêchera Paul-Émile Colin de continuer à peindre.

Version du 25 mai 2019 à 14:40

Paul-Émile Colin
Description de cette image, également commentée ci-après
Plaque de rue
Naissance
Lunéville
Décès (à 82 ans)
Bourg-la-Reine
Profession
Peintre

Paul-Émile Colin, né le 16 août 1867 à Lunéville en Lorraine et mort le 28 octobre 1949 à Bourg-la-Reine, est un graveur et peintre français.

Biographie

Attiré dès son plus jeune âge par le dessin, Paul-Émile Colin fait néanmoins des études de médecine, sans toutefois abandonner sa passion première.

Ami de Charles Filiger, Colin rejoint Gauguin à Pont-Aven durant l'été 1890.

À partir de 1893, il met au point la technique de gravure au canif sur bois debout. Il explique cette technique de la manière suivante :

« Le canif correspond assez bien à la serpette du couteau de poche et se tient à pleine main, très incliné sur le bois : Il coupe les fibres du bois sur une des côtés du sillon tracé, tandis que de l'autre côté, il es arrache en partie, d'où une foule de petites inégalités qui augmentent les vibrations lumineuses, et une plus grande facilité à passer du trait le plus fin au trait le plus large sans changer d'outil »

Ses œuvres de 1890 à 1900 sont marquées par les innovations de l'école de Pont-Aven. Il s'installe à Lagny-sur-Marne, en 1894, pour y exercer la médecine — qu'il abandonnera définitivement en 1901.

Il se consacre alors à l'illustration de nombreux ouvrages : Les Philippe de Jules Renard, La Terre et l'Homme d'Anatole France, La Colline inspirée de Maurice Barrès… Il reste très attaché à ses origines lorraines dont les paysages, les villages et leurs habitants continuent à inspirer son œuvre.

Colin est l'un des membres fondateurs de la « Société de la gravure sur bois originale » (S.G.B.O.) en 1911. Il en est le vice-président de 1920 à 1935. Noël Clément-Janin établit le répertoire de ses gravures en 1912 et Jules Rais une monographie fournie en 1913 pour la revue des Arts graphiques modernes.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est affecté à Sceaux, comme médecin auxiliaire, et après, il poursuit son œuvre gravé d'illustrateur et se consacre davantage à la peinture.

À partir de 1920, il voyage en Italie, en Sicile, en Espagne, au Portugal, au Maroc. Ces visites sont la source d'inspiration de sa nouvelle approche de la couleur, mais des problèmes de vue empêchera Paul-Émile Colin de continuer à peindre.

Il meurt à 82 ans, avec sa femme, dans la nuit du 28 octobre 1949, victimes d'une fuite de gaz carbonique[1].

Œuvres

Paul-Émile Colin a illustré de nombreux ouvrages d'Émile Zola, de Maurice Barrès, Georges Duhamel, Anatole France, Rudyard Kipling, Hippolyte Taine, Jean Yole, etc. Tous ces livres sont illustrés de bois, principalement en noir. Un seul livre est illustré par des bois en couleurs : Poèmes de France et d'Italie de Pierre de Nolhac (1923), un seul est illustré d'aquarelles : Séductions italiennes, de Clément-Janin, en 1929.

À partir de 1929 il ne participera plus qu'exceptionnellement à des publications d'autres éditeurs. Il s'éditera lui-même, à l'enseigne de Paul-Emile Colin, au Bourg-La-Reine.

Quelques livres illustrés 
  • Les Philippe de Jules Renard, éditions d'art Édouard Pelletan, 1907, 101 bois dont les hors-texte en camaieu
  • Les Poèmes du souvenir d’Anatole France, éditions d'art Édouard Pelletan, 1910, 26 gravures, avec Pierre-Eugène Vibert
  • Marie-Claire de Marguerite Audoux, Paris, Arthème Fayard & Cie, collection Le Livre de demain, 21 bois
  • Germinal, d'Émile Zola, Paris, Les Cent Bibliophiles, 1912, tiré à 120 exemplaires
  • Dix aspects de la Lorraine, texte de Maurice Barrès, Paris, éditions d'art Edouard Pelletan, 1912, 10 gravures sur bois in-folio, tiré à 60 exemplaires
  • La Colline inspirée de Maurice Barrès, Paris, éditions d'art Edouard Pelletan, 1915, gravures sur bois
  • La Pierre d'Horeb de Georges Duhamel, Paris, éditions d'art Manuel Bruker, 1927, gravures sur bois
  • La Colombe meurtrie du Dr Lucien Graux, Paris, Léon Pichon, 1927, gravures sur bois

Rue

Le 25 avril 1975, son nom est donné à une voie ouverte dans la ZAC des Hauts-de-Lagny[2].

Bibliographie

  • Noël Coret : Autour de l'impressionnisme - Les Peintres de la vallée de la Marne. La Renaissance du Livre 2000. (ISBN 2-8046-0365-2)

Références

  1. Noël Coret : Autour de l'impressionnisme - Les Peintres de la vallée de la Marne, page 53
  2. Les rues de Lagny-sur-Marne, Musée municipal Gatien-Bonnet, 1995, page 33

Liens externes