Marie Auchard : Différence entre versions

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'''Marie Auchard''' (née '''Marie Molliex-Gozé''') le 1er décembre 1787 à Paris, dans le [[WP:Quartier de Chaillot|quartier de Chaillot]] et morte le 16 novembre 1846 à [[Lagny-sur-Marne]]<ref name="''Napoléon et son fils''">Frédéric Masson, ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et Cie, 1904, page 115</ref> était la nourrice de [[WP:Napoléon II|Napoléon II (roi de Rome)]] surnommé ''L'Aiglon''.
  
'''Marie Auchard''' (née '''Marie Victoire Joséphine Molliex-Gozé''' le {{date|1|décembre|1787}} à [[Paris]], dans le [[quartier de Chaillot]], et morte le {{date|16|novembre|1846}} à [[Lagny-sur-Marne]]<ref name="''Napoléon et son fils''">[[Frédéric Masson]], ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et {{Cie}}, 1904, page 115.</ref>) était la [[nourrice]] du [[Napoléon II|roi de Rome]].
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==Biographie==
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Fille d'un couple d'exploitants de débit de vin à Paris, elle épousa, le 1er juin 1809<ref>[https://www.genealogieonline.nl/fr/stamboom-terpstra-gaudio/I4424.php Mariage]</ref>, Pierre Vincent Auchard (1779-1815), vigneron<ref>[http://crohee.chez.com/saint-thibault/sintibo.htm Marie Victoire Joséphine Molliex-Gozé]</ref>. Elle eut deux enfants Marie Eugénie (1808-1816) et Jean Louis (1810-1871).
  
==Biographie==
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[[WP:Napoléon Ier|Napoléon Ier]] avait chargé le général [[WP:Henri-Gatien Bertrand|Henri Gatien Bertrand]] de choisir une nourrice pour son futur enfant. Pas moins de 1200 sollicitèrent cette fonction. Il y avait des femmes de marchands, d'avocats etc. Après un premier choix, le nombre atteint deux-cents pour finir à trois personnes, Marie Auchard fut enfin choisie parmi ces prétendantes<ref>Pierre Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836</ref>. Le critère retenu a été sa santé, son physique et plus particulièrement sa forte poitrine qui permettait de nourrir de manière satisfaisante le roi de Rome. Elle put en effet allaiter le roi et son propre fils pendant une période de trois mois sans aucun problème<ref name=''Choix d'une nourrice''>, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453196/f229.image.r=nourrice+AUCHARD.langFR Pierre Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836, page 219]</ref>.
Fille d'un couple d'exploitants de débit de vin à Paris, elle épousa, en 1808 ou 1809, Pierre Vincent Auchard (1779-1815), vigneron<ref>[http://crohee.chez.com/saint-thibault/sintibo.htm Marie Victoire Joséphine Molliex-Gozé]</ref>. Elle eut deux enfants Marie Eugénie (1808-1816) et Jean Louis (1810-1871).
 
  
[[Napoléon Ier|Napoléon {{Ier}}]] avait chargé le [[Henri Gatien Bertrand|général Bertrand]] de choisir une nourrice pour son futur enfant. Pas moins de 1.200 sollicitèrent cette fonction. Il y avaient des femmes de marchands, d'avocats etc. Après un premier choix, le nombre atteint deux cents pour finir à trois personnes, Marie Auchard fut enfin choisie parmi ces prétendantes<ref>P. Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836</ref>. Le critère retenu a été sa santé, son physique et plus particulièrement sa forte poitrine qui permettait de nourrir de manière satisfaisante le roi de Rome. Elle put en effet allaiter le roi et son fils pendant une période de 3 mois sans aucun problème.
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Le roi de Rome fut sevré à l'age de 14 mois et 13 jours<ref name=''Choix d'une nourrice''>, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453196/f229.image.r=nourrice+AUCHARD.langFR Pierre Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836, page 219]</ref>.
  
 
Elle était décrite comme {{Citation|une grosse mère, fraîche, ronde, très saine, dont la figure, sous le bonnet parisien ruché qui l'encadre, prend un air de bonne humeur riante}} <ref name="''Napoléon et son fils''"></ref>.
 
Elle était décrite comme {{Citation|une grosse mère, fraîche, ronde, très saine, dont la figure, sous le bonnet parisien ruché qui l'encadre, prend un air de bonne humeur riante}} <ref name="''Napoléon et son fils''"></ref>.
  
Elle fut nourrice de mars 1811 à fin 1813 sous la surveillance de [[Maison de Montesquiou|{{Mme}} de Montesquiou]], gouvernante<ref>[http://collections.citebd.org/excelsior/revues_pdf/CIBDI_AA6108_1937_08_22.pdf ''Dimanche illustré'' du 22 août 1937 par Félix Barbereau, page 5]</ref>. Elle avait trois berceuses à ses ordres. Ses gages s'élevaient à 2.400 francs par an.
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Elle fut nourrice de mars 1811 à fin 1813 sous la surveillance de [[WP:Maison de Montesquiou|Mme de Montesquiou]], gouvernante<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91126283/f5.item.r=Dimanche%20Illustr%C3%A9%20auchard ''Dimanche illustré'' du 22 août 1937 par Félix Barbereau, page 5]</ref>. Elle avait trois berceuses à ses ordres. Ses gages s'élevaient à 2400 francs par an.
  
[[Frédéric Masson]], dans son ouvrage, la décrit dans son quotidien<ref name="''Napoléon et son fils''"></ref> :
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[[WP:Frédéric Masson|Frédéric Masson]], dans son ouvrage, l'a décrit dans son quotidien<ref name="''Napoléon et son fils''"></ref> :
{{Citation bloc|Point de costume obligatoire pour elle; elle garde son bonnet à la Parisienne, mais il est garni de Valenciennes  et, pour les grands jours, elle en a deux en Angleterre et quatre en malines brodé; ses robes sont taillées à la paysanne, mais elles sont de levantine ou de florence gros-bleu, vert-olive, parfois de  taffetas blanc; et, par-dessus, elle porte une rotonde de marceline gros-bleu ou de levantine vert d'eau, de cette forme qui est traditionnelle.<br>Par mesure de propreté, ses cheveux sont coupés courts. Le coiffeur ''Hippolyte le jeune'' fort en vogue au [[Journal des dames et des modes|Journal des dames]], viendra tout exprès au palais, à douze francs la séance, mais, aux grands jours, il demandera un louis pour faire à Marie Auchard une frisure en milliers de petites boucles qui, sous son bonnet rond, donne à son visage poupin, un air très drôle}}.
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{{Citation bloc|Point de costume obligatoire pour elle; elle garde son bonnet à la Parisienne, mais il est garni de Valenciennes  et, pour les grands jours, elle en a deux en Angleterre et quatre en malines brodé; ses robes sont taillées à la paysanne, mais elles sont de levantine ou de florence gros-bleu, vert-olive, parfois de  taffetas blanc; et, par-dessus, elle porte une rotonde de marceline gros-bleu ou de levantine vert d'eau, de cette forme qui est traditionnelle.<br>Par mesure de propreté, ses cheveux sont coupés court. Le coiffeur ''Hippolyte le jeune'' fort en vogue au ''[[WP:Journal des dames et des modes|Journal des dames et des modes]]'', viendra tout exprès au palais, à douze francs la séance, mais, aux grands jours, il demandera un louis pour faire à Marie Auchard une frisure en milliers de petites boucles qui, sous son bonnet rond, donne à son visage poupin, un air très drôle}}.
P. Maigne également<ref>''Choix d'un nourrice'', P. Maigne, 1836</ref> :
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Pierre Maigne également<ref name=''Choix d'une nourrice''>, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453196/f229.image.r=nourrice+AUCHARD.langFR Pierre Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836, page 219]</ref> :
 
{{Citation bloc|Elle sortait tous les jours à pied ou en voiture, dans les intervalles pendant lesquels elle ne donnait pas à téter. Les promenades étaient d'un heure au plus. La nourrice faisait trois repas, déjeuner, diner et souper, ce dernier à huit heures du soir. Tous les jours, on lui faisait prendre un potage à la purée de lentilles. Le coucher était fixé pour tous les jours à onze heures ; quant au lever, l'heure variait, suivant que la nuit avait été bonne ou mauvaise.}}  
 
{{Citation bloc|Elle sortait tous les jours à pied ou en voiture, dans les intervalles pendant lesquels elle ne donnait pas à téter. Les promenades étaient d'un heure au plus. La nourrice faisait trois repas, déjeuner, diner et souper, ce dernier à huit heures du soir. Tous les jours, on lui faisait prendre un potage à la purée de lentilles. Le coucher était fixé pour tous les jours à onze heures ; quant au lever, l'heure variait, suivant que la nuit avait été bonne ou mauvaise.}}  
  
En 1813, le Roi de Rome cessa d'être allaité par Marie Auchard. Considérée comme une bonne nourrice et appréciée, elle reçut en remerciements de nombreux cadeaux, trousseau, étoffes, fourrures, vingt mille francs de diamants, bijoux et argenterie, une rente de 4.800 francs et une pension annuelle et viagère de 6.000 francs sur le trésor de la couronne et 6.000 francs en étrennes chaque année<ref>[http://www.histoire-empire.org/persos/roi_de_rome/la_petite_enfance.htm#retour_10 Remerciements]</ref>.
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En 1813, le Roi de Rome cessa d'être allaité par Marie Auchard. Considérée comme une bonne nourrice et appréciée, elle reçut en remerciements de nombreux cadeaux, trousseau, étoffes, fourrures, vingt-mille francs de diamants, bijoux et argenterie, une rente de 4800 francs et une pension annuelle et viagère de 6000 francs sur le trésor de la couronne et 6000 francs en étrennes chaque année<ref>[https://web.archive.org/web/20050111181520/http://www.histoire-empire.org/persos/roi_de_rome/la_petite_enfance.htm Remerciements]</ref>.
  
À la fin de sa mission, et grâce aux récompenses reçues, elle fit acquisition, avec son mari, d'une belle propriété située à [[Lagny-sur-Marne]]. Cette propriété fut achetée par moitié avec un ami. La vente de l'argenterie et des bijoux ne suffisait pas pour un achat comptant, et un emprunt fut nécessaire<ref name="masson p228">[[Frédéric Masson]], ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et {{Cie}}, 1904, page 228.</ref>.
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À la fin de sa mission, et grâce aux récompenses reçues, elle fit acquisition, avec son mari, d'une belle propriété située à [[Lagny-sur-Marne]]. Cette propriété fut achetée par moitié avec un ami. La vente de l'argenterie et des bijoux ne suffisait pas pour un achat comptant, et un emprunt fut nécessaire<ref name="masson p228">Frédéric Masson, ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et Cie, 1904, page 228.</ref>.
  
Elle y vécut quelques années de 1815 à 1821. La mort de son mari, les frais de successions, la fin de l'empire et la perte de sa pension lui laissèrent des dettes et elle fut donc obligée de vendre cette propriété<ref name="masson p228" /> et finir ses jours dans sa propriété dite de ''l'Arquebuse'' qui, comme son nom l'indique, était un ancien hôtel des [[arquebuse|arquebusiers]] à [[Lagny-sur-Marne]] où elle décéda en 1846.
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Elle y vécut quelques années de 1815 à 1821. La mort de son mari, les frais de successions, la fin de l'empire et la perte de sa pension lui laissèrent des dettes et elle fut donc obligée de vendre cette propriété<ref name="masson p228" /> et finir ses jours dans sa propriété dite de ''l'Arquebuse'' qui, comme son nom l'indique, était un ancien hôtel des arquebusiers à [[Lagny-sur-Marne]] où elle décéda en 1846.
  
Cette belle propriété est actuellement un ensemble scolaire privé catholique ''Saint-Laurent - La Paix Notre Dame''<ref>[http://www.presence-mariste.fr/Centenaire-a-Lagny-au-Pensionnat-Saint-Laurent-1954.html ensemble scolaire privé catholique ''Saint-Laurent - La Paix Notre Dame'']</ref>.  
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Cette propriété a été transformée en un [[ensemble scolaire Saint-Laurent La Paix Notre-Dame]], privé et catholique''<ref>[http://www.presence-mariste.fr/Centenaire-a-Lagny-au-Pensionnat-Saint-Laurent-1954.html ensemble scolaire privé catholique ''Saint-Laurent - La Paix Notre Dame'']</ref>.  
  
 
Marie Auchard est inhumée au cimetière de Lagny-sur-Marne<ref>[http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article2849 Inhumation au cimetière de Lagny-sur-Marne]</ref>. Sa sépulture fut rénovée par l'Association pour la rénovation des monuments napoléoniens en 1990<ref>[http://napoleon-monuments.eu/ACMN/images/ACMN1982-1992_10ANS.pdf Rénovation de la sépulture page 17]</ref>.
 
Marie Auchard est inhumée au cimetière de Lagny-sur-Marne<ref>[http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article2849 Inhumation au cimetière de Lagny-sur-Marne]</ref>. Sa sépulture fut rénovée par l'Association pour la rénovation des monuments napoléoniens en 1990<ref>[http://napoleon-monuments.eu/ACMN/images/ACMN1982-1992_10ANS.pdf Rénovation de la sépulture page 17]</ref>.
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Son dévouement pour le fils de Napoléon inspira Victor Hugo dans un poème intitulé ''Napoléon II''<ref>[https://www.eternels-eclairs.fr/Poeme-Victor-Hugo-Napoleon-II ''Victor Hugo, Napoléon II'']</ref>  :
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{{Citation bloc|Au souffle de l'enfant, dôme des Invalides,<br>Les drapeaux prisonniers sous tes voûtes splendides<br>Frémirent, comme au vent frémissent les épis ;<br>Et son cri, ce doux cri qu'une nourrice apaise,<br>Fit, nous l'avons tous vu, bondir et hurler d'aise<br>Les canons monstrueux à ta porte accroupis ! }}
  
 
==Représentations==
 
==Représentations==
[[File:L323 - Marie Auchard.JPG|180px|left|thumb|Huile sur toile par Pierre Veyssier]]
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[[File:L323 - Marie Auchard.JPG|180px|left|thumb|Huile sur toile par Pierre Veyssier.]]
 
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[[File:L0411 - Marie Auchard.JPG|200px|right|thumb|Marie Auchard regardant le Roi de Rome dans son berceau]]
  
* Elle est présente (debout et à droite de la scène) sur le tableau ''Marie-Louise portant le roi de Rome à Napoléon {{Ier}} pendant le repas de l'Empereur'' d'Alexandre Menjaud (1773-1832)<ref>[http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PCU31XZA ''Marie-Louise portant le roi de Rome à Napoléon {{Ier}} pendant le repas de l'Empereur'' de Menjaud Alexandre (1773-1832).]</ref>.  
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* Elle est présente (debout et à droite de la scène) sur le tableau ''Marie-Louise portant le roi de Rome à Napoléon Ier pendant le repas de l'Empereur'' d'Alexandre Menjaud (1773-1832)<ref>[http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PCU31XZA ''Marie-Louise portant le roi de Rome à Napoléon Ier pendant le repas de l'Empereur'' de Menjaud Alexandre (1773-1832).]</ref>.  
* [[Édouard Pingret]] réalisa un portrait en pied en 1812<ref>[http://books.google.fr/books?id=_onBA3oJxYQC&pg=PT562&lpg=PT562&dq=la+nourrice+du+Roi+de+Rome&source=bl&ots=fe_ZthP1jy&sig=MpHC9xxbTLIB2j8LO8fUS0DSQGA&hl=fr&sa=X&ei=rCSsU5TCE4GX1AXBtIGYDQ&ved=0CC8Q6AEwBDgU#v=onepage&q=la%20nourrice%20du%20Roi%20de%20Rome&f=false Dictionnaire des artistes de l'école française, au {{s-|XIX|e}}: peinture... par Charles Gabet]</ref>. Une copie de ce tableau, exécuté par Pierre Veyssier en 1875, est exposée au [[Musée Gatien-Bonnet]] de [[Lagny-sur-Marne]]<ref>[http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=VEYSSIER%20Pierre%20Emile%20Auguste%20&DOM=All%A0&REL_SPECIFIC=3 Madame Auchard, née Marie-Victoire-Joséphine Molliex-Goze (1787-1846), nourrice du Roi de Rome par Pierre Veyssier]</ref>.
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* Un tableau représentant Marie Auchard regardant le Roi de Rome dans son berceau est également au [[Musée Gatien-Bonnet]] de [[Lagny-sur-Marne]], par contre, le tableau n'étant pas signé, il est impossible de connaître le nom du peintre.
 
* Il existe une boîte de bonbons illustrée de son portrait exposée au musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau<ref>[http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PCU31XZA Boîte de bonbons illustrée du portrait de Madame Auchard]</ref>.
 
* Il existe une boîte de bonbons illustrée de son portrait exposée au musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau<ref>[http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PCU31XZA Boîte de bonbons illustrée du portrait de Madame Auchard]</ref>.
 
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== Bibliographie==
 
== Bibliographie==
* [[Georges Poisson]], ''Souvenir napoléonien'' {{|308}} du {{1er}} novembre 1979.
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* Georges Poisson, ''Souvenir napoléonien'' n° 308 du 1er novembre 1979.
* [[Frédéric Masson]], ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et {{Cie}}, 1904 ([http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54215721/f241.image.r=nourrice%20AUCHARD.langFR lire en ligne]).
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* Frédéric Masson, ''Napoléon et son fils'', éditions Manzi, Joyant et Cie, 1904 <ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54215721/f241.image.r=nourrice%20AUCHARD.langFR ''Napoléon et son fils'']</ref>.
* P. Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836 ([http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453196.r=nourrice+AUCHARD.langFR lire en ligne]).
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* Pierre Maigne, ''Choix d'une nourrice'', 1836 <ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453196.r=nourrice+AUCHARD.langFR ''Choix d'une nourrice'']</ref>.
 
+
* E. Franceschini ''Auchard'', Dictionnaire de biographie française, tome XIV, 1948, pages 319-320
==Articles connexes==
+
* Damien Blanchard, ''Dictionnaire biographique de Seine-et-Marne, 1998, page 17
* [[Napoléon II]]
+
* Journal ''La Marne'', ''Marie Victoire veille sur les Latignaciens'', mercredi 24 aout 2016, page 20
  
 
==Références==
 
==Références==
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<references/>
 
 
{{Portail|France au XIXe siècle|Rome|Enfance}}
 
  
 
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[[Catégorie:Naissance en décembre 1787]]
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[[Catégorie:Personnalités diverses]]
[[Catégorie:Décès en novembre 1846]]
 
 
[[Catégorie:Décès à Lagny-sur-Marne]]
 
[[Catégorie:Décès à Lagny-sur-Marne]]
[[Catégorie:Personnalité féminine française]]
 
[[Catégorie:Personnalité féminine du XIXe siècle]]
 

Version actuelle datée du 16 mars 2024 à 12:12

Marie Auchard
Description de l'image L322 - Marie Auchard.jpg.
Nom de naissance Marie Victoire Joséphine Molliex-Gozé
Naissance
Paris
Décès (à 58 ans)
Nationalité Française
Profession
Nourrice du Napoléon II (Roi de Rome)

Marie Auchard (née Marie Molliex-Gozé) le 1er décembre 1787 à Paris, dans le quartier de Chaillot et morte le 16 novembre 1846 à Lagny-sur-Marne[1] était la nourrice de Napoléon II (roi de Rome) surnommé L'Aiglon.

Biographie

Fille d'un couple d'exploitants de débit de vin à Paris, elle épousa, le 1er juin 1809[2], Pierre Vincent Auchard (1779-1815), vigneron[3]. Elle eut deux enfants Marie Eugénie (1808-1816) et Jean Louis (1810-1871).

Napoléon Ier avait chargé le général Henri Gatien Bertrand de choisir une nourrice pour son futur enfant. Pas moins de 1200 sollicitèrent cette fonction. Il y avait des femmes de marchands, d'avocats etc. Après un premier choix, le nombre atteint deux-cents pour finir à trois personnes, Marie Auchard fut enfin choisie parmi ces prétendantes[4]. Le critère retenu a été sa santé, son physique et plus particulièrement sa forte poitrine qui permettait de nourrir de manière satisfaisante le roi de Rome. Elle put en effet allaiter le roi et son propre fils pendant une période de trois mois sans aucun problème[5].

Le roi de Rome fut sevré à l'age de 14 mois et 13 jours[5].

Elle était décrite comme « une grosse mère, fraîche, ronde, très saine, dont la figure, sous le bonnet parisien ruché qui l'encadre, prend un air de bonne humeur riante » [1].

Elle fut nourrice de mars 1811 à fin 1813 sous la surveillance de Mme de Montesquiou, gouvernante[6]. Elle avait trois berceuses à ses ordres. Ses gages s'élevaient à 2400 francs par an.

Frédéric Masson, dans son ouvrage, l'a décrit dans son quotidien[1] :

« Point de costume obligatoire pour elle; elle garde son bonnet à la Parisienne, mais il est garni de Valenciennes et, pour les grands jours, elle en a deux en Angleterre et quatre en malines brodé; ses robes sont taillées à la paysanne, mais elles sont de levantine ou de florence gros-bleu, vert-olive, parfois de taffetas blanc; et, par-dessus, elle porte une rotonde de marceline gros-bleu ou de levantine vert d'eau, de cette forme qui est traditionnelle.
Par mesure de propreté, ses cheveux sont coupés court. Le coiffeur Hippolyte le jeune fort en vogue au Journal des dames et des modes, viendra tout exprès au palais, à douze francs la séance, mais, aux grands jours, il demandera un louis pour faire à Marie Auchard une frisure en milliers de petites boucles qui, sous son bonnet rond, donne à son visage poupin, un air très drôle »

.

Pierre Maigne également[5]  :

« Elle sortait tous les jours à pied ou en voiture, dans les intervalles pendant lesquels elle ne donnait pas à téter. Les promenades étaient d'un heure au plus. La nourrice faisait trois repas, déjeuner, diner et souper, ce dernier à huit heures du soir. Tous les jours, on lui faisait prendre un potage à la purée de lentilles. Le coucher était fixé pour tous les jours à onze heures ; quant au lever, l'heure variait, suivant que la nuit avait été bonne ou mauvaise. »

En 1813, le Roi de Rome cessa d'être allaité par Marie Auchard. Considérée comme une bonne nourrice et appréciée, elle reçut en remerciements de nombreux cadeaux, trousseau, étoffes, fourrures, vingt-mille francs de diamants, bijoux et argenterie, une rente de 4800 francs et une pension annuelle et viagère de 6000 francs sur le trésor de la couronne et 6000 francs en étrennes chaque année[7].

À la fin de sa mission, et grâce aux récompenses reçues, elle fit acquisition, avec son mari, d'une belle propriété située à Lagny-sur-Marne. Cette propriété fut achetée par moitié avec un ami. La vente de l'argenterie et des bijoux ne suffisait pas pour un achat comptant, et un emprunt fut nécessaire[8].

Elle y vécut quelques années de 1815 à 1821. La mort de son mari, les frais de successions, la fin de l'empire et la perte de sa pension lui laissèrent des dettes et elle fut donc obligée de vendre cette propriété[8] et finir ses jours dans sa propriété dite de l'Arquebuse qui, comme son nom l'indique, était un ancien hôtel des arquebusiers à Lagny-sur-Marne où elle décéda en 1846.

Cette propriété a été transformée en un ensemble scolaire Saint-Laurent La Paix Notre-Dame, privé et catholique[9].

Marie Auchard est inhumée au cimetière de Lagny-sur-Marne[10]. Sa sépulture fut rénovée par l'Association pour la rénovation des monuments napoléoniens en 1990[11].

Son dévouement pour le fils de Napoléon inspira Victor Hugo dans un poème intitulé Napoléon II[12]  :

« Au souffle de l'enfant, dôme des Invalides,
Les drapeaux prisonniers sous tes voûtes splendides
Frémirent, comme au vent frémissent les épis ;
Et son cri, ce doux cri qu'une nourrice apaise,
Fit, nous l'avons tous vu, bondir et hurler d'aise
Les canons monstrueux à ta porte accroupis ! »

Représentations

Huile sur toile par Pierre Veyssier.
Marie Auchard regardant le Roi de Rome dans son berceau
  • Elle est présente (debout et à droite de la scène) sur le tableau Marie-Louise portant le roi de Rome à Napoléon Ier pendant le repas de l'Empereur d'Alexandre Menjaud (1773-1832)[13].
  • Édouard Pingret réalisa un portrait en pied en 1812[14]. Une copie de ce tableau, exécuté par Pierre Veyssier en 1875, est exposée au Musée Gatien-Bonnet de Lagny-sur-Marne[15].
  • Un tableau représentant Marie Auchard regardant le Roi de Rome dans son berceau est également au Musée Gatien-Bonnet de Lagny-sur-Marne, par contre, le tableau n'étant pas signé, il est impossible de connaître le nom du peintre.
  • Il existe une boîte de bonbons illustrée de son portrait exposée au musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau[16].

Bibliographie

  • Georges Poisson, Souvenir napoléonien n° 308 du 1er novembre 1979.
  • Frédéric Masson, Napoléon et son fils, éditions Manzi, Joyant et Cie, 1904 [17].
  • Pierre Maigne, Choix d'une nourrice, 1836 [18].
  • E. Franceschini Auchard, Dictionnaire de biographie française, tome XIV, 1948, pages 319-320
  • Damien Blanchard, Dictionnaire biographique de Seine-et-Marne, 1998, page 17
  • Journal La Marne, Marie Victoire veille sur les Latignaciens, mercredi 24 aout 2016, page 20

Références