Maximilien Luce

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Maximilien Luce, né le et mort le à Paris, est un peintre, graveur et militant libertaire français.

Ses premiers tableaux connus datent de 1876. À partir de 1885, et durant une quinzaine d'années, il s'inscrit dans le néo-impressionnisme : il use de la technique du divisionnisme (ou pointillisme), développée par Georges Seurat. Il revient par la suite à une facture plus classique, mais qui garde l'harmonie et la luminosité de sa première période. Il est également portraitiste et affichiste.

Biographie

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L'Exécution de Varlin, 1914-1917, Musée de l'Hôtel-Dieu, Beaune.

Jeunesse et formation

Il naît à Paris le 13 mars 1858 de Charles Désiré Luce, comptable, et de Louise Joséphine, née Dunas. En 1870, il obtient son certificat d'études. Durant la Commune, il suit les cours de dessin des Arts décoratifs. En mai 1871, il a 13 ans quand il assiste à la répression contre les communards[1]. Il va rester marqué toute sa vie par ces exactions[2]. En 1872, il entre en apprentissage dans l'atelier de gravure sur bois d'Henri Théophile Hildibrand, et il suit des cours du soir dans l'école de dessin et de modelage de la rue de Vaugirard. Il est admis aux cours de dessin que le peintre Diogène Maillart donne aux ouvriers des Gobelins[1]. En 1876, il devient ouvrier graveur dans l'atelier d'Eugène Froment, qui produit notamment des gravures sur bois pour L'Illustration. Luce fréquente l'académie Suisse. Il exécute son premier tableau connu, Jardin à Montrouge, ou Le Jardin au Grand Montrouge[1]. Il étudie d'après modèle deux années durant dans le célèbre atelier de Carolus-Duran.

Les quatre années de service militaire

Le , il est incorporé au 48e régiment d'infanterie de ligne, à Guingamp, au titre du service militaire. Il y fait la connaissance du peintre Franck Antoine Bail, du futur président Alexandre Millerand et de Frédéric Givort, un cordonnier anarchiste. En 1881, sur intervention de Carolus-Duran, Luce est mis en subsistance[3] au détachement du 48e RIL, à Paris[1]. Il peut ainsi fréquenter à nouveau l'atelier de Carolus-Duran, et retourner travailler chez Eugène Froment. Par l'intermédiaire de Charles Baillet, ami d'enfance de Frédéric Givort, il intègre le groupe anarchiste du 14e arrondissement. En septembre 1883, il est libéré de ses obligations militaires[1]. L'invention de la zincographie ayant sensiblement réduit les débouchés de la gravure sur bois, Luce devient peintre à plein temps[4].

Rencontre avec le néo-impressionnisme

Torse nu, appuyé sur une petite table, penché sur une cuvette, un homme se frotte le cou
La Toilette (1887).

Les années 1884 à 1886 marquent un tournant important dans l'histoire de la peinture. En 1884, des artistes souhaitant exposer librement et s'affranchir de l'influence de tout jury créent le Salon des indépendants[5]. L'un d'eux, Georges Seurat, s'inspirant de travaux scientifiques, renonce à la trituration des couleurs sur la palette, qui fait perdre de la luminosité. Il procède par juxtaposition de points de couleurs complémentaires. Il compose ainsi une lumière que l'œil du spectateur va synthétiser[6]. Georges Seurat parle de cette division des tons comme de chromo-luminarisme ou de divisionnisme[7] (tandis que des critiques parlent de pointillisme[8]). Cette application scientifique du Traité des couleurs rompt avec la spontanéité « romantique » de l'impressionnisme[9]. Le premier grand tableau de Seurat appliquant sa théorie, Un dimanche après-midi à l'île de la Grande-Jatte, fait sensation en mai 1886, à la huitième et dernière exposition impressionniste. En septembre, le critique Félix Fénéon, donne au divisionnisme le nom de néo-impressionnisme[10]. De 1884 à 1886, Luce effectue plusieurs séjours à Lagny-sur-Marne, en compagnie d'Émile-Gustave Cavallo-Péduzzi et de Léo Gausson, qu'il a connus à l'atelier d'Eugène Froment. Les deux peintres le tiennent informé des recherches de Seurat, ils l'initient à sa technique[2]. C'est à Lagny-sur-Marne, en 1885, que Luce commence à produire dans une facture divisionniste[11].

Au printemps 1887, les œuvres des néo-impressionnistes sont réunies pour la première fois au Salon des indépendants[12]. Luce y expose sept toiles divisionnistes[13]. Il y fait la connaissance de Georges Seurat, du critique Félix Fénéon et de peintres admirateurs de Seurat, les anarchistes Camille Pissaro et Paul Signac. Ce dernier lui achète La Toilette[14]. Les œuvres de Luce sont à cette époque de couleurs sombres, d'une « touche serrée[11] ». Ce sont bien souvent des paysages de banlieue[11].

Le militant libertaire

Femme en robe longue regardant dehors, appuyée sur le garde-corps en fer forgé.
Madame Luce au balcon (1893). Ambroisine Bouin, compagne du peintre. Ils se marient en 1940.

Luce est aussi un militant libertaire[15]. Le , son premier dessin politique paraît dans La Vie moderne[14]. Le , il monte à la tribune lors d'une réunion publique du Comité révolutionnaire des Quatre Chemins. Il incite des ouvriers en grève à la violence, « seul moyen pour eux d'avoir gain de cause[14] ». Le , Émile Pouget lance l'hebdomadaire anarchiste Le Père Peinard . Luce dessine le bandeau de première page. Il est également l'auteur de la plupart des dessins qui paraissent à partir de mai 1890[16].

En février-mars 1889, il est invité à exposer au Salon des XX, à Bruxelles. Il y fait la connaissance du poète Émile Verhaeren et du peintre divisionniste Théo Van Rysselberghe[17]. En 1891, il entame une liaison avec Ophélie Bresdin. En 1892, il retourne au Salon des XX. Cette année-là, il vit très mal le départ d'Ophélie. Pour lui changer les idées, Camille Pissaro l'entraîne à Londres. Puis, Paul Signac l'accueille à Saint-Tropez[18]. À la fin de l'année, Luce participe à l'Exposition des peintres néo-impressionnistes. C'est, autour d'œuvres de Seurat, la première manifestation du groupe néo-impressionniste « en tant que mouvement uni[13] ».

En 1893, Luce rencontre Ambroisine Bouin, une jeune fille d'Audierne qui devient sa compagne. L'année suivante, le 6 juin, le couple a un fils, Frédéric[19]. Le 24 juin, le président de la République Sadi Carnot est assassiné par l'anarchiste italien Caserio. Suspecté de complicité, notamment en raison de sa collaboration au Père Peinard, Luce est arrêté le 6 juillet. Il est incarcéré à la prison Mazas. Mais il est trop tard pour l'inclure dans le Procès des Trente, qui a lieu du 6 au 12 août. Il est relâché le 17 août, faute d'éléments sérieux contre lui[20]. Il tire de cet épisode dix lithographies sur la vie carcérale. Elles sont réunies dans l'album Mazas, accompagnées d'un texte de Jules Vallès[13].

Le choc du pays Noir

Paysage nocturne, la lune luit faiblement. Derrière le terril, une cheminée fume. En premier plan, bâtiments sombres aux fenêtres violemment éclairées.
Terril de charbonnage (1896).

Le petit Frédéric meurt en septembre 1895 des suites d'une insolation[20]. Les amis tentent de soutenir les malheureux parents. Les Verhaeren invitent le couple à Bruxelles. Luce et Théo Van Rysselberghe se rendent ensemble à Charleroi. Luce visite une aciérie. Il éprouve un choc. Le fort caractère du pays Noir et de la vallée de la Sambre le laisse tout étourdi[21]. La couleur étant « à peu près absente », il ne juge pas utile de recourir ici à la division des tons, il préfère se fier à son instinct : à partir de cette année-là, il délaisse peu à peu le divisionnisme[22].

Un second fils, prénommé lui aussi Frédéric, naît le [21]. Luce retourne à Charleroi pour travailler. Il y séjourne trois mois. Il visite Couillet, Marchiennes, Marcinelle, Châtelet[21]. Il est fasciné par les mines, les terrils, les usines, les cheminées, les hauts fourneaux. Cet univers sidérurgique marque profondément son œuvre[23], lui inspirant des visions d'enfer, de brasiers, de flamboiements dans la nuit, « d'hommes peinant dans une atmosphère étouffante[11] » : L'Aciérie (1895), Hauts Fourneaux à Charleroi (1896)[24]

Au printemps 1897, Luce expose ses premières toiles de Charleroi[21]. En fin d'année, il retourne à Couillet. Il descend dans une mine, visite une aciérie[21]. En 1898 et 1899, durant l'affaire Dreyfus, il soutient Zola, puis le colonel Picquart. Il signe une pétition, il produit des dessins dreyfusards[25]. En 1899, il effectue un dernier séjour dans la vallée de la Sambre. Du 16 octobre au 1er novembre, son exposition personnelle à la galerie Durand-Ruel connaît un grand succès public et critique[13].

Modèle:XXe siècle

Rue déserte, boutiques fermées, pavés déchaussés. En premier plan, trois cadavres en uniforme et celui d'une femme. Plus loin, un autre cadavre en uniforme.
Une rue de Paris en mai 1871
(1903-1905).

Au début du XXe siècle, il renonce définitivement aux points de couleur qui ont valu aux divisionnistes le surnom de pointillistes[8] : sa touche s'étire et s'adoucit, il en vient à une facture plus traditionnelle, mais qui garde l'harmonie et la luminosité de sa première période[11]. En 1902, meurt Marie Eugénie Bouin, la sœur d'Ambroisine. Maximilien et Ambroisine recueillent son fils, Georges Édouard. En 1905, au moment de la venue à Paris du roi d'Espagne Alphonse XIII, Luce est emprisonné quelques jours à titre préventif[26]. De 1902 à 1912, il peint les grands chantiers qui remodèlent le visage de Paris. Il consacre une dizaine de toiles à la Semaine sanglante qui a marqué son enfance : Une rue de Paris en mai 1871 (1903-1905), Le 18 mars, place Pigalle (1906), Vive la Commune (vers 1910), Les Derniers Défenseurs de la Commune, le 28 mai 1871 (1915), L'Exécution de Varlin (1910-1917), La République et la Mort (sans date)[27]

Buste de profil, regard tourné vers le spectateur. Chapeau en arrière, petites lunettes, barbe blanche.
Portrait de l'artiste (vers 1925-1930). Luce par lui-même.

À la même époque, il fournit des illustrations au journal anarchiste Les Temps nouveaux[28]. Il dessine aussi pour La Bataille syndicaliste. Au début de la Première Guerre mondiale, il colle à la ligne éditoriale de ce journal, qui défend l'Union sacrée : il y publie des dessins bellicistes, au grand émoi de Paul Signac. Sa correspondance montre pourtant que son antimilitarisme reste bien vivace[29]. Il refuse d'ailleurs de signer le Manifeste des Seize[30]. En 1915 et 1916, il cherche à montrer la portée sociale du conflit en peignant les gares parisiennes et l'arrière des combats. Loin de l'héroïsation de la propagande patriotique, il témoigne de « la réalité grise, pesante et dépourvue d'éclat[31] » de la guerre. En août 1916, son fils est mobilisé[30].

En 1917, il découvre Rolleboise, sur les bords de la Seine. Il s'y installe, et se partage désormais entre ce lieu et Paris[32]. En 1934, il succède à Paul Signac en tant que président de la Société des artistes indépendants[33].

Il épouse sa compagne Ambroisine Bouin le . Elle meurt à Rolleboise le 7 juin. Maximilien meurt à Paris le [34]. Ils sont tous deux inhumés au cimetière de Rolleboise[35].

Personnalité

Le peintre est assis de profil, chapeau sur la tête, barbe et petites lunettes.
Luce lisant La Révolte, dessin de Paul Signac (1891).

Maximilien Luce est qualifié par ses amis d'homme libre, digne, ne faisant aucune concession à la mode, intransigeant avec lui-même et avec les autres. Tous évoquent un caractère entier, franc, rugueux, ne cherchant nullement à plaire, dépourvu de toute vanité, indifférent aux honneurs. Tous soulignent la bonté, le sens de l'amitié de Luce[36]. Vêtu simplement, il fuit les salons, il fréquente les restaurants populaires. Paul Signac le dessine lisant La Révolte, un journal anarchiste[37].

Technique et thèmes

Luce admire les peintres réalistes, notamment Courbet, Daumier, et surtout Corot. Il aime les impressionnistes. Il connaît bien la peinture ancienne, avec une nette préférence pour Poussin[38].

Néo-impressionnisme

Lorsqu'il aborde le néo-impressionnisme, il a déjà, en tant que graveur, une solide formation de dessinateur : il sait traiter le clair-obscur, il sait composer. Le divisionnisme va faire de lui un puissant coloriste qui se distingue par son originalité. Comme Pissaro, il manifeste une certaine indépendance vis-à-vis de la théorie. Il a un autre point commun avec Pissaro : à l'inverse de Seurat et de Signac, tous deux introduisent des humains dans leurs paysages[39].

Nocturne dans le brouillard. La lune luit faiblement. Silhouettes de bâtiments aux fenêtres éclairés se reflétant dans le fleuve.
Port de Londres, la nuit (1894).

Son ami Félix Fénéon le présente en 1887 comme « un brutal et un loyal au talent fruste et musculeux »[40]. En 1888, il décrit le travail de Luce comme celui d'un néo-impressionniste, qui « se rattache au système de M. Seurat de peindre avec des tons francs, posés les uns à côté des autres, légitimés par leurs complémentaires et produisant d'intenses vibrations lumineuses […] L'art de M. Luce s'attache à peindre, avec une large sérénité de facture et des lignes simples, les prolétaires en leurs occupations de travail[40]. » L'année suivante, Fénéon relève un changement dans les coloris du peintre : « Les terres, ces vieilles terres, se retrouvent sur la palette de M. Maximilien Luce, et on leur imputera l'aspect érugineux — malgré les violets — et lourd de ses tableaux. » Il ajoute : « M. Luce est, comme était Vallès, un artiste strictement classique : tout le montre tel dans ses paysages peints, et dans l'album de lithographies qu'il publiait récemment[40]. »

Luce a une prédilection pour les nocturnes, pour les atmosphères incertaines (brumes matinales, temps gris, nuées), il privilégie les dominantes bleues et violettes. Comme les autres néo-impressionnistes, il s'intéresse évidemment aux effets de l'éclairage public : Quai de l'École, Paris le soir (1889), Le Louvre et le pont du Carrousel. Effet de nuit (1890), Le Louvre et le Pont-Neuf la nuit (vers 1892). Et la série de toiles londoniennes lui permet de conjuguer les effets de l'éclairage urbain et de la brume sur le fleuve[41].

Fascination pour le pays Noir

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La Sambre à Charleroi (1896).

En 1895, Il commence à délaisser la division des tons. Car il est fasciné par le pays Noir, sa tristesse, ses paysages désolés, la pluie, l'emprise de la révolution industrielle : usines, poussière des terrils, feu, vapeur, métal en fusion. L'activité y est incessante, de jour comme de nuit[22] : « Le jour, un ciel sale de suie, un sol noirâtre, dit le critique Louis Vauxcelles, mais, la nuit, quel éblouissement ! Les lueurs vertes du magnésium illuminant la nue, le feu de bengale de ces pyrotechnies métallurgiques, le crachement de flammes, de fumée et d'étincelles[42]… » Luce est ébloui par la beauté de cet univers nouveau, par son étrangeté nocturne, par la poésie puissante qui s'en dégage. Son inspiration en est renouvelée[43].

La plupart des anarchistes néo-impressionnistes doutent de l'efficacité d'une peinture à caractère idéologique[28]. Paul Signac estime qu'ils ne peuvent contribuer à l'émancipation du peuple qu'en produisant un art en lutte « contre les conventions bourgeoises et officielles[44] ». Cet art, dit-il, doit rester « purement plastique[45] » : le sujet ne doit pas avoir plus d'importance que la couleur, le dessin ou la composition[44]. C'est donc sans misérabilisme, sans dénoncer l'injustice, sans contester l'autorité que Luce magnifie le dur labeur des hommes. Dans ses toiles consacrées au monde du travail, le drame est absent : Luce ne montre ni les terribles accidents ni les grèves ; c'est dans ses illustrations qu'il se réserve de dénoncer[46]. Félix Fénéon trouve remarquable qu'il ne cède pas au sentimentalisme, qu'il ne fasse pas une féerie du flamboi des forges, ni un drame de la hideur des hauts fourneaux et des terrils[47]. Louis Vauxcelles relève lui aussi que Luce ne met ni emphase ni « exagération dramatique[42] ». Il n'est guidé dans ses peintures, remarque Verhaeren, que par le souci d'art[48]. Le même Verhaeren félicite Luce d'avoir traduit « le tumulte des pays de flamme et de charbon : les usines compactes, les hauts fourneaux aux briques calcinées, les cheminées géantes, les terrils géométriques. Vous montriez ainsi, non seulement votre application à revêtir de la parure des couleurs et des lignes des fragments de monde que la beauté semblait bannir de son domaine, mais vous prouviez surtout quel talent aéré, puissant, farouche était le vôtre[48]. »

Les chantiers de Paris

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Le Chantier (1911).

Luce est issu d'un milieu modeste : son père a été, à ses débuts, ouvrier charron[49]. Dès La Toilette, en 1987, Maximilien manifeste l'attention qu'il porte aux humbles. Et ses idées anarchistes le font s'intéresser au monde ouvrier. De même qu'il montre le courage des travailleurs des hauts fourneaux, il exalte l'effort de ceux qui construisent les grandes villes.

En 1896, sans avoir recours à la division des tons, il représente le Percement de la rue Réaumur[22]. Ce tableau annonce la série consacrée aux chantiers de Paris, à laquelle Luce travaille de 1902 à 1912. Il n'éprouve pas la nostalgie de l'ancien Paris. Il aime les lignes géométriques des tranchées, des immeubles et des échafaudages. Elles structurent la composition des tableaux, aidées en cela, avec la même rigueur, par le choix des couleurs : « le bleu et le jaune, réveillés de touches rouges ou vertes[50] ». Le peintre reproduit les gestes, les attitudes, les tenues des différentes corporations, les outils, les grues. Ici, pas de lutte des classes comme dans les dessins, mais une œuvre collective où chacun, de l'architecte au manœuvre, tient un rôle bien défini, offrant toute son énergie[50].

Peintre d'histoire

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La Gare de l'Est (1917).

Les partisans de l'art moderne condamnent la peinture d'histoire, son exaltation de l'héroïsme, ses valeurs morales suspectes. Les anarchistes, de leur côté, inscrivent leurs revendications dans le présent. Leur seule référence historique est la Commune[28], une Commune dont le souvenir est escamoté par la bourgeoisie, un événement absent de la peinture bourgeoise[51]. Luce innove donc à tout point de vue en se faisant peintre d'histoire. Trente ans après les faits, il évoque la répression de la Semaine sanglante[51]. Si d'ordinaire il réserve le message politique à ses illustrations, s'il refuse de s'engager dans ses peintures consacrées au monde du travail, il prend ici parti pour les victimes. Sa dizaine de toiles consacrées à l'événement ne montre qu'exécutions et massacres[51].

En 1914, l'insistante propagande belliciste d'une France revancharde aboutit à l'Union sacrée, parvenant à convaincre nombre de citoyens engagés à gauche que l'Allemagne est l'agresseur et qu'elle a pour cible « la tradition démocratique et révolutionnaire de la France[52] ». Sous le regard consterné de Paul Signac, l'antimilitariste Luce tombe dans cette confusion et, fin 1914, publie des dessins anti-Allemands dans La Bataille syndicaliste[53]. Il garde tout de même un certain quant à soi[54]. En peinture, il se refuse à toute héroïsation. Il préfère montrer la portée sociale du conflit à travers une série de tableaux consacrés aux gares parisiennes durant la guerre[30]. Dans La Gare de l'Est (1917), la souffrance et le désarroi de quelques soldats entassés occupent un premier plan sombre, tandis qu'en arrière-plan sur la place, en pleine lumière, indifférente, l'armée présente son visage martial et guilleret. En octobre et novembre 1916, Luce réunit une cinquantaine d'œuvres sous le titre Les Gares de Paris pendant la guerre. L'exposition passe presque inaperçue[55].

Apaisement sur les bords de Seine

À partir de 1917, à Rolleboise, il a une vision du monde plus apaisée. Il représente, comme l'avaient fait les premiers impressionnistes, la nature, les bords de Seine, les baigneurs[56] (Rolleboise, la baignade dans le petit bras, 1920)…

Illustrateur libertaire

Fichier:Biribi de Georges Darien - couverture de Maximilien Luce.jpg
Biribi, discipline militaire, Georges Darien, dessin de couverture par Maximilien Luce.

Très présent dans les grands musées, Luce n'a cependant pas la notoriété que mériterait son talent. Ses quatre années de service militaire et ses relations avec le mouvement anarchiste — plus voyantes que celles de ses amis peintres — y sont pour beaucoup[57].

À l'instar de Camille Pissarro, Luce est un anarchiste actif et peint plusieurs scènes ouvrières, dont La Bataille Syndicale en 1910.

ouvriers accrochant un drapeau rouge à un échafaudage
Le Drapeau rouge ou La Bataille syndicale, 1910, musée de l'Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie.

De 1890 à 1914, Luce collabore par ses dessins et ses illustrations, à des publications d'inspiration anarchiste, comme Le Père Peinard ou La Sociale. Il dit : « Qu'il vienne donc une révolution. J'espère, si je ne suis pas un lâche, que j'en serai, et, ma foi, je crois que j'aurais du bonheur à me faire casser la gueule pour cette idée à laquelle je crois. »

Jules Chéret choisit de reproduire À la Scala, gravée et imprimée chez Bataille à Paris en 1891, dans sa revue Les Maîtres de l'affiche (1895-1900).

Suite aux attentats de Ravachol et d'Auguste Vaillant, le 8 juillet 1894, il est considéré comme un « anarchiste dangereux », ses dessins sont jugés comme pouvant « inciter le peuple à la révolte » (voir Procès des Trente). Incarcéré à la prison de Mazas pendant 42 jours par le juge d'instruction Anquetil pour « association de malfaiteurs », il n'est finalement pas inculpé et publie à sa sortie 10 lithographies sur la prison de Mazas. Deux ans plus tard, il est de nouveau emprisonné durant la visite d'Alphonse XIII à Paris.

En 1887, il se lie d'amitié avec le journaliste Jean Grave qui a créé La Révolte[58]. Deux ans plus tard, il dessine la couverture du nouveau journal libertaire Le Père Peinard, fondé par Émile Pouget. Il donne aussi des œuvres à d'autres revues anarchiste et socialistes[59] et collabore à L’En-dehors créé par Zo d'Axa en 1891. En 1907, il collabore à la revue La Guerre sociale créée par Gustave Hervé[60].

Durant les années 1930, il fait partie du comité d’honneur de la Ligue internationale des combattants de la paix, association la plus radicale des organisations pacifistes, n'ayant qu’un mot d’ordre : « Non à toutes les guerres ! ».

En 1935, président de la Société des artistes indépendants, il signe une pétition antifasciste et démissionne de son poste en 1940 pour protester contre la politique de discrimination de Vichy à l’égard des artistes juifs[61].

Œuvre

(liste non exhaustive)

Luce est le plus prolifique des néo-impressionnistes. On lui doit quelque 2 000 peintures à l'huile, autant de pastels, gouaches et aquarelles, et plus d'une d'une centaine de gravures[62]

Peintures

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  • Vue du quartier de l'observatoire, ou Vue de l'observatoire, date illisible (peut-être 1882), huile sur toile, 60 × 73 cm, Paris, musée d'Orsay, dépôt au musée départemental d'Art ancien et contemporain d'Épinal[63].
  • Paysage avec saules, 1887, huile sur toile, 50 × 61,3 cm, Glasgow Museums and Art Galleries[64].
  • La Toilette, 1887, huile sur toile, 92 × 73 cm, Genève, Association des amis du Petit Palais[63]. Gris, ocres et tonalités de terre dominent[65]. Des sept tableaux que Luce expose au Salon des indépendants de 1887, il est le plus remarqué[36]. Il est acheté par Paul Signac[14].
  • Quai de l'École, Paris le soir, 1889, huile sur toile, 50,9 × 70 cm, coll. particulière[66].
  • Bords de Seine à Herblay, coucher de soleil, vers 1889, huile sur toile, 50 × 65 cm, coll. particulière[63].
  • La Seine à Herblay, 1890, huile sur toile, 50,3 × 79,3 cm, Paris, musée d'Orsay [67].
  • Coude de rivière (La Seine à Herblay), 1890, huile sur carton contrecollé sur panneau, 27 × 37,5 cm, coll. particulière[63].
  • Le Louvre et le pont du Carrousel, effet de nuit, 1890, huile sur toile, 65 × 81 cm, coll. particulière[68].
  • Le Seuil, rue Cortot, vers 1890, huile sur bois, 26,5 × 20,4 cm, coll. particulière[63].
  • Portrait de Paul Signac, vers 1890, huile sur bois, 35 × 26 cm, coll. particulière[63].
  • Le Café, 1892, huile sur toile, 81 × 65,2 cm, coll. particulière[63]. Depuis La Toilette, les couleurs se sont allégées. Lumineux, délicat, raffiné « dans la modulation des tons », ce tableau est tout vibrant d'« harmonies de rose et de parme, de gris et de bleu[65] ».
  • Côte de la citadelle, 1892, huile sur toile, 53,7 × 64,7 cm, Saint-Tropez, musée de l'Annonciade[69].
  • Le Louvre et le Pont-Neuf la nuit, vers 1892, huile et gouache sur papier en forme d'éventail, 20 × 57 cm, Paris, musée d'Orsay[70].
  • Le Port de Saint Tropez, 1893, huile sur toile, 73,7 × 91,4 cm, coll. particulière[71].
  • Paris, vue de la Seine, la nuit, 1893, huile sur toile, 38 × 55 cm, Versailles, musée Lambinet[63].
  • Paris, les boulevards la nuit, vers 1893, huile sur papier marouflé sur toile, 45,1 × 33,2 cm[72].
  • Vue de Londres (Canon Street), 1893, huile sur toile, 65 × 81 cm, coll. particulière[71].
  • Bord de mer (La Pointe du Toulinguet), 1893, huile sur toile, 65 × 92 cm, Genève, Association des amis du Petit Palais[71].
  • Quai à Camaret, Finistère, 1894, huile sur toile, 89 × 116,8 cm, Springfield (Massachusetts), Museum of Fine Arts[71].
  • La Tamise et le parlement de Londres, 1895, huile sur toile, 49,5 × 65,5 cm, coll. particulière[71].
  • L'Aciérie, 1895, huile sur toile, 116 × 89 cm, Genève, Association des amis du Petit Palais[24].
  • Fonderie à Charleroi, la coulée, 1896, huile sur toile, 130 × 162 cm, Mantes-la-Jolie, musée de l'Hôtel-Dieu[24].
  • Hauts Fourneaux à Charleroi, 1896, huile sur toile, 65 × 81 cm, Charleroi, musée des beaux-arts[24].
  • Percement de la rue Réaumur, 1896, huile sur toile, 73,2 × 100 cm, coll. particulière[71].
  • Paysage de Paris vu de Montmartre, 1897, huile sur toile, 46 × 65 cm, Otterlo, musée Kröller-Müller[71].
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Portrait de Félix Fénéon, 1901, musée d'Orsay, Paris.
  • Usine près de Charleroi, vers 1897, huile sur toile marouflée sur carton, 37 × 48,5 cm, Paris, galerie Berès[73].
  • Les Terrils de Sacré Madame, 1897, huile sur toile, 54 × 81 cm, Paris, Petit Palais, musée des beaux-arts de la ville de Paris[24].
  • Henri-Edmond Cross, 1898, huile sur toile, 100 × 81 cm, Paris, musée d'Orsay[24].
  • Portrait d'Henri-Edmond Cross, vers 1898, huile sur toile, 23,5 × 27 cm, coll. particulière[74].
  • La Cathédrale de Gisors vue du Fossé aux Tanneurs, 1898, huile sur toile, 92 × 73 cm, coll. particulière[71].
  • Notre-Dame, 1899, huile sur toile, 47,5 × 39,5 cm, coll. particulière[24].
  • La Fonderie, 1899, huile sur toile, 114,5 × 162,5 cm, Otterlo, musée Kröller-Müller[24].
  • La Carrière, 1899, huile sur panneau une planche parqueté, 24 × 32,5 cm[75].
  • Madame Bouin à sa toilette, ou La Femme se peignant, 1901, huile sur toile, 92 × 73 cm, Mantes-la-Jolie, musée de l'Hôtel-Dieu[24]. « Morceau d'une sensibilité toute frémissante[76] », un des chefs-d'œuvre de Luce. Le peintre était particulièrement attaché à ce tableau. Le modèle est Marie Eugénie Bouin, sœur de la compagne de Luce. Elle meurt quelques mois plus tard, en janvier 1902[77].
  • Le Quai de Montebello et la colline Sainte-Geneviève, 1901, huile sur toile, 66 × 80,7 cm, coll. particulière[24].
  • Une rue de Paris en mai 1871 ou La Commune, 1903-1905, huile sur toile, 150 × 225,5 cm, Paris, musée d'Orsay[78].
  • La Neige au quai de Boulogne, 1905, huile sur toile, 38,5 × 46 cm, Paris, musée d'Orsay[79].
  • Yonne, peupliers au bord de la Cure, 1906, huile sur toile, 81 × 60 cm[80].
  • Constructions - Quai de Pacy, 1907, huile sur toile, 100 × 82 cm, Mantes-la-Jolie, musée de l'Hôtel-Dieu[73].
  • Rotterdam, effet de nuit (La Schie), 1908, huile sur toile, 65 × 81 cm, coll. particulière[24].
  • Le Drapeau rouge ou La Bataille syndicaliste, 1910, huile sur toile, 65 × 50 cm, coll. particulière[73].
  • Le Chantier ou Chantier de construction, 1911, huile sur toile, 73 × 60 cm, Paris, musée d'Orsay, dépôt au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis[73].
  • Chantier de construction, 1912, huile sur toile, 60 × 81 cm, Centre national des arts plastiques, dépôt au musée des beaux-arts de Rouen[73].
  • La Gare de l'Est, 1917, huile sur toile, 129,5 × 161,5 cm, Paris, musée de l'Armée[81].
  • La Gare de l'Est en hiver, 1917, huile sur panneau, 58 × 61 cm, coll. particulière[81].
Fichier:Scala Luce.jpg
Affiche pour la Scala, 1891, New York Public Library.
  • Rolleboise, la baignade dans le petit bras, vers 1920, huile sur toile, 135 × 147 cm, Mantes-la-Jolie, musée de l'Hôtel-Dieu[81].

Dessins, aquarelles

  • Champ de bataille, dessin, encre, lavis d'encre et fusain sur papier, 30 × 48 cm[82].
  • Gueules noires, 10 planches, Paris, La Sociale, 1896. Croquis des sculptures de Constantin Meunier[83].
  • La Place de la Concorde en travaux, crayon sur papier crème, 32,7 × 44 cm[84].

Affiches

  • À la Scala, affiche pour les représentations de Jules Mévisto à la Scala, 1891.
  • Les Temps nouveaux supplément littéraire, 1897.
  • La Bataille syndicaliste quotidien 5 cent., 1910.
  • Le Cinéma du peuple. La Commune, 1913-1914.
  • Ça c'est la guerre - CGT, 1932.

Expositions

En plus des salons auxquels il participe avec d'autres peintres, à Paris comme à Bruxelles, il a eu en octobre-novembre 1899 sa première exposition personnelle à la galerie Durand-Ruel, suivie en 1904 d'une autre à la galerie Druet, puis, en 1907, à la galerie Bernheim-Jeune et en 1914, à la galerie Choisel. En 1926, il participe à l'exposition « 30 ans d'art » au Grand Palais.

Ses œuvres se trouvent actuellement, outre les collections privées, dans les principaux musées mondiaux, notamment le Metropolitan Museum of Art de New York et le Musée d'Orsay. Le musée de l'Hôtel Dieu de Mantes-la-Jolie conserve un très bel ensemble de ses œuvres peintes et sur papier[85]. D'autres musées français abritent ses toiles, dont le musée Lambinet de Versailles, le musée de Grenoble, le musée de l'Annonciade de Saint-Tropez et le musée Albert-André de Bagnols-sur-Cèze. Divers musées à l'étranger, notamment aux États-Unis, possèdent aussi des tableaux et des affiches, notamment le Indianapolis Museum of Art, le High Museum of Art d'Atlanta et le Musée d'art de San Diego.

Posthumes
  • « Maximilien Luce, peintre anarchiste », à l'occasion du 100e anniversaire du premier voyage du peintre à Charleroi, musée des sciences de Parentville (Charleroi), ULB, 1995[86].
  • « Chantiers et machines au regard des peintres : Maximilien Luce et Fernand Léger - Des artistes à l'usine », musée d'art moderne (Donation Maurice Jardot), Belfort, 2009[87].

Galerie

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Élèves

  • Suzanne Lambert-Frémont (1876-1962).
  • Frédéric Luce (1896-1974 ou 1975), artiste-peintre, fils de Maximilien, reçut très tôt les conseils paternels, ainsi que ceux d'amis de son père, comme Pierre Bonnard[88].

Écrits

Correspondance de Fanny et Félix Fénéon avec Maximilien Luce, ill. par Luce de portraits originaux, édition établie par Maurice Imbert, Tusson, Du Lérot, 2001.

Bibliographie

Monographies :

  • Adolphe Tabarant, Maximilien Luce, Paris, Éditions G. Crès, 1928.
  • Philippe Cazeau, Maximilien Luce, La Bibliothèque des Arts, 1982.
  • Jean Bouin-Luce, Denise Bazetoux, Maximilien Luce : catalogue raisonné de l'œuvre peint, 2 vol., Paris, JBL, 1986 (ISBN 2-906112-00-3). Un troisième volume, de Denise Bazetoux, paraît en 2005 chez Avril graphique[89].
  • (en) Russell T. Clement et Annick Houze, Neo-Impressionist Painters: A Sourcebook on Georges Seurat, Camille Pissarro, Paul Signac, Theo Van Rysselberghe, Henri Edmond Cross, Charles Angrand, Maximilien Luce, and Albert Dubois-Pillet, Greenwood Press, , p. 323-357.
  • Collectif, Maximilien Luce : peindre la condition humaine, Paris, Somogy, (ISBN 9782850564017, présentation en ligne).
  • L'art social à la Belle Époque : Aristide Delannoy, Jules Grandjouan, Maximilien Luce : trois artistes engagés, Adiamos, (ISBN 2-909418-26-X, présentation en ligne).
  • Marina Ferretti Bocquillon (dir.), Maximilien Luce néo-impressionniste, Giverny, Musée des impressionnismes Giverny, Milan, Silvana Editoriale, 2010.
  • Jeanne-Marie David (dir.), Maximilien Luce : en amitiés, portrait croisés, Point de vues, , 44 p. (ISBN 978-2-37195-006-1)

Articles :

  • Ephraïm Jouy, Maximilien Luce, les Chroniques de la Grande Guerre, peindre l'Histoire, notice pour le Catalogue de l'exposition 1917, Éditions du Centre Pompidou Metz, 2012.
  • Ephraïm Jouy, Maximilien Luce in 78 Personnalités illustrent les Yvelines, Tome II, Éditions du Conseil Général des Yvelines, 2013.
  • Ephraïm Jouy, Maximilien Luce ou les inspirations séquanaises, in Sous les Ponts des Yvelines coule la Seine, Catalogue d'exposition, Silvana Editoriale, Milan, 2013.

Notices

Références

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Liens externes

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  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Vanessa Lecomte, « Chronologie », in Marina Ferretti Bocquillon (dir.), Maximilien Luce néo-impressionniste, Giverny, Musée des impressionnismes Giverny, Milan, Silvana Editoriale, 2010, p. 116.
  2. 2,0 et 2,1 Collectif, « Biographie », Maximilien Luce : peindre la condition humaine, Paris, Somogy, 2000, p. 94.
  3. Être mis en subsistance signifie dépendre d'une autre unité que la sienne pour ce qui concerne la nourriture et la solde. « ARM. En subsistance », sur cnrtl.fr, 2012 (consulté le 15 octobre 2015).
  4. Michel Laclotte, Jean-Pierre Cuzin (dir.), « Luce Maximilien, peintre français », Dictionnaire de la peinture, Larousse, 2003, p. 477. — (en) Russell T. Clement, Annick Houzé, Neo-Impressionist Painters, sur books.google.fr, Westport (Connecticut), Greenwood, 1999, p. 323, 326.
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  19. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 119 et 120.
  20. 20,0 et 20,1 Vanessa Lecomte, op. cit., p. 120.
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  22. 22,0 22,1 et 22,2 Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 18.
  23. Aline Dardel, « Luce illustrateur », in Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 37.
  24. 24,00 24,01 24,02 24,03 24,04 24,05 24,06 24,07 24,08 24,09 et 24,10 Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 132.
  25. Bertrand Tillier, « Du souvenir de la commune de Paris à l'expérience de la Grande Guerre : Luce et la peinture d'histoire », in Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 27 et 28.
  26. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 123.
  27. Bertrand Tillier, op. cit., p. 25-27.
  28. 28,0 28,1 et 28,2 Bertrand Tillier, op. cit., p. 25.
  29. Bertrand Tillier, op. cit., p. 28-32.
  30. 30,0 30,1 et 30,2 Bertrand Tillier, op. cit., p. 29.
  31. Bertrand Tillier, op. cit., p. 32.
  32. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 125.
  33. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 126.
  34. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 127.
  35. « Mantes-la-Jolie : La figure et le mouvement dans l'œuvre de Maximilien Luce », sur artcotedazur.fr, 2011 (consulté le 13 octobre 2015).
  36. 36,0 et 36,1 Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 11.
  37. Dessin paru en première page de la revue Les Hommes d'aujourd'hui, no 376, juillet 1890. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 12, 118. — La Révolte va devenir en 1895 Les Temps nouveaux. (en) Russell T. Clement, Annick Houzé, op. cit., p. 323, 327.
  38. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 14.
  39. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 14, 16.
  40. 40,0 40,1 et 40,2 Félix Fénéon, Œuvres plus que complètes, Droz, , p. 68, 114, 166.
  41. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 16, 18.
  42. 42,0 et 42,1 Louis Vauxcelles, « Notes d'art. Maximilien Luce », Gil Blas, 10 mars 1904.
  43. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 18 et 19.
  44. 44,0 et 44,1 Paul Signac, Les Temps nouveaux, no 32, 7 décembre 1985. Cité par Bertrand Tillier, op. cit., p. 25.
  45. Théo van Rysselberghe, lettre à Jean Grave, 30 mars 1905, Paris, IFHS, fonds Grave. Cité par Bertrand Tillier, op. cit., p. 25.
  46. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 19 et 20.
  47. Félix Fénéon, préface, Exposition Maximilien Luce, Paris, galerie Druet, 1904.
  48. 48,0 et 48,1 Émile Verhaeren, « Petit gazette d'art. Exposition Maximilien Luce », La Revue blanche, t. XX, 1899, p. 309-310.
  49. Flax [Victor Méric], « Maximilien Luce », Les Hommes du jour, no 60, 13 mars 1909, p. 3.
  50. 50,0 et 50,1 Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 21.
  51. 51,0 51,1 et 51,2 Bertrand Tillier, op. cit., p. 26.
  52. Cité par Bertrand Tillier, op. cit., p. 28. Tillier semble attribuer le propos à la rédaction de La Bataille syndicaliste.
  53. Bertrand Tillier, op. cit., p. 28.
  54. Bertrand Tillier, op. cit., p. 28 et 29.
  55. Bertrand Tillier, op. cit., p. 31.
  56. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Ferretti p 22
  57. Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 6, 20.
  58. L'Éphéméride anarchiste : notice.
  59. Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones (Cgécaf) : bibliographie d'illustrations.
  60. Jean Sutter, Luce - Les travaux et les jours, Bibliothèque des arts de Paris,
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  63. 63,0 63,1 63,2 63,3 63,4 63,5 63,6 et 63,7 Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 130.
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  83. Vanessa Lecomte, op. cit., p. 121. — « Gueules noires », sur cira.ch, 18 août 2015 (consulté le 21 octobre 2015). — Marina Ferretti Bocquillon, op. cit., p. 19, 111.
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  86. Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne) : l'affiche de l'exposition.
  87. Le franc-parler Comtois, annonce.
  88. Emmanuel Bénézit, « Luce Frédéric », Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Gründ, 1999, t. 8, p. 845.
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