« Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona » : différence entre les versions

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Version du 27 mai 2015 à 15:09

Modèle:À wikifier Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona, , Ippy, Oubangui-Chari, Afrique-Équatoriale française, actuelle République centrafricaine - , Paris) est une femme politique et députée centrafricaine. Elle est également militante pour les droits des femmes.

Jeunesse

Elle appartient à l’ethnie Banda, peuple du Centre-nord de la Centrafrique.

Son nom de jeune fille est Marie-Josèphe Jeannot, fille d’un ingénieur des mines français (ancien colon) et d’une femme de l’ethnie Banda.

À partir de cinq ans, elle vécut chez les sœurs de la Congrégation du Saint-Esprit de Bangui, où elle commença à enseigner à l’âge de douze ans.

Elle épousa à 16 ans, le 24 octobre 1951, un instituteur, Franck Antonio, avec qui elle eut par la suite 4 garçons et 3 filles. Ils divorcèrent en 1970. Elle se remaria en 1975 avec Zane-Fé Touam-Bona André.

Carrière

En 1960 et 1961, elle fit une formation d’assistante sociale nutritionniste grâce à une bourse d’étude qu’elle obtint du Ministère de l’Éducation nationale centrafricain. Elle créa plus tard un mouvement social féminin appelé Union des Femmes Centrafricaines (qui se transforma par la suite en Office des Femmes Centrafricaines).

Elle fut membre active du Mouvement Mondial des Mères (MMM).

Elle commença sa vie professionnelle dans l’enseignement et gravit très rapidement les différents échelons lui permettant de faire son entrée dans les services sociaux régis par le ministère des affaires sociales.

Elle fut chef de service de la Promotion féminine en 1964 puis directrice des Affaires sociales en 1965.

Elle fut membre du Conseil économique et social nommé par le gouvernement en 1966. Puis, elle fit partie de la délégation centrafricaine qui participa à la session ordinaire des Nations Unis à New York en 1968.

Elle fut la première femme de son pays à occuper un poste de Secrétaire d’État, puis un poste de Ministre (Ministre des Affaires sociales en 1970) Ses fonctions ministérielles durèrent jusqu’en 1979 toujours en relation avec les affaires sociales, la promotion féminine, la santé.

Elle fut élue députée de sa région maternelle, les M’brés, comme candidate indépendante sur les listes de l’Assemblée Nationale durant la législature de 1993 à 1998 puis, de 1999 à sa mort en décembre 2001.

Elle fut enterrée en République centrafricaine après avoir eu les honneurs de la nation entière (deuil national de trois jours) en présence du Président de la République, des membres du gouvernement, des membres du Corps diplomatique, des membres de l’Assemblée Nationale et reçut à titre posthume la médaille de la Reconnaissance de la Nation.

Décorations

Ses quelques décorations et distinctions durant sa vie politique :

Militante pour l'égalité des sexes

Elle fut également militante pour les droits des femmes.

Elle fut pionnière dans certains secteurs sociaux et de santé en créant les premier jardins d’enfants, les ateliers d’arts ménagers pour les femmes, l’accès aux femmes à la formation et aux conseils d’hygiène et de nutrition, les pouponnières, les premiers moyens de locomotion pour les personnes handicapées (fauteuils roulants), l’accès à la sécurité sociale, etc…

Liens externes

(en) Femmes remarquables en République centrafricaine (www.guide2womenleader)

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