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{{Infobox Politicien
'''Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona''', née le 12 septembre [[1933]] à Ippy, Oubangui-Chari, Afrique Equatoriale Française (A.E.F.) et actuelle [[République centrafricaine]], est une femme politique et députée centrafricaine. Elle consacra sa vie à l’émancipation des femmes, et au respect des valeurs et du genre humain. Elle meurt le 7 décembre 2001 à Paris.
| charte                  =
| nom                    = Marie-Josèphe<br>Zane-Fé Touam-Bona
| image                  = Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona 5.jpg
| légende                =
| fonction1              = Ministre centrafricaine des Affaires sociales
| à partir du fonction1  = 4 février 1970
| jusqu'au fonction1      = 1971<br> 1976 - 20 septembre 1979
| élection1              =
| réélection1            =
| chef de l'état 1        = [[WP:Jean-Bedel Bokassa|Jean-Bedel Bokassa]]
| président 1            =
| gouvernement 1          =
| législature 1          =
| coalition 1            =
| groupe parlementaire 1  =
| prédécesseur 1          =
| successeur 1            =
| fonction2              =
| depuis le fonction2    =
| nom de naissance        = Jeanne Marie-Josèphe Jeannot
| date de naissance      = 12 septembre 1933
| lieu de naissance      = [[WP:Ippy|Ippy]] ([[WP:Oubangui-Chari|Oubangui-Chari]])
| date de décès          = {{date de décès|7|12|2001|12|09|1933|âge=oui}}
| lieu de décès          = [[Lagny-sur-Marne]]
| nature du décès        = Maladie
| sépulture              =
| nationalité            = Centrafricaine
| parti                  = [[WP:Sans étiquette|Indépendant]]
| père                    = Achille Petit-Jean
| mère                    = Augustine Valagandédé
| fratrie                =
| conjoint                = 1951-1970 Antonio Franck
| conjoint 2              = 1973-2001 André Zane-Fé Touam-Bona
| enfants                = Antoine Marie Franck, Gisèle Franck, Lilliane Franck, Michèle Franck,Pierre Marie Franck,Sylvain Franck, Jean Didier Franck.
| entourage              =
| surnom                  = ''Miejo''
| université              =
| profession              =
| religion                = Catholique
| résidence              =
| signature              =
| féminin                = oui
| liste                  =
| depuis le fonction1    =
| taille image            =
}}
 
'''Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona''', née '''Jeanne Marie Josèphe Jeannot''' le {{date|12|septembre|1933}} à [[WP:Ippy|Ippy]] ([[WP:Oubangui-Chari|Oubangui-Chari]], en [[WP:Afrique-Équatoriale française|AEF]]) et morte le {{date|7|décembre|2001}} à [[Lagny-sur-Marne]]<ref>[https://deces.matchid.io/id/V_gsHrn6m-m_ Relevé des fichiers de l'Insee]</ref>, est une [[WP:Personnalité politique|femme politique]], ministre et députée centrafricaine. Elle est la [[WP:Liste des premières femmes ministres par pays|première femme ministre en République centrafricaine]] et également militante pour les droits des femmes.


== Jeunesse ==
== Jeunesse ==
Elle appartient à l’ethnie Banda, peuple du Centre-nord de la Centrafrique. Son nom de jeune fille est Marie-Josèphe Jeannot, fille d’un ingénieur des mines français (ancien colon) et d’une femme de l’ethnie Banda. Petite (âgée de 5 ans), elle vécut chez les sœurs de la Congrégation du Saint-Esprit de Bangui. Dès l’âge de 12 ans, elle commença à enseigner à l’École de Jeunes filles de Sainte-Thérèse de Bangui (au contact des Religieuses). Elle épousa (le 24 octobre 1951) un jeune instituteur, FRANCK Antonio à l’âge de 16 ans avec qui elle eut par la suite 7 enfants (4 garçons et 3 filles). Elle divorça de lui en 1970 puis se remaria en 1975 avec Monsieur Zane-Fé Touam-Bona André jusqu’à sa mort en décembre 2001.
Elle appartient à l’ethnie [[WP:Banda (peuple)|Banda]], peuple du Centre-nord de la Centrafrique.
 
Son nom de jeune fille est Jeanne Marie-Josèphe Jeannot, fille d’un ingénieur des mines belge (ancien colon) et d’une femme de l’ethnie Banda.
 
À partir de cinq ans, elle vécut chez les sœurs de la [[WP:Congrégation du Saint-Esprit|Congrégation du Saint-Esprit]] de Bangui, elle commença à enseigner à l’âge de douze ans.
 
Elle épousa à 16 ans, le 24 octobre 1951, un instituteur, Franck Antonio, avec qui elle eut par la suite 4 garçons et 3 filles. Ils divorcèrent en 1970. Elle se remaria en 1975 avec Zane-Fé Touam-Bona André.
 
== Carrière ==
En 1960 et 1961, elle fit une formation d’assistante sociale nutritionniste grâce à une bourse d’étude qu’elle obtint du ministère de l’Éducation nationale centrafricain. Elle créa plus tard un mouvement social féminin appelé Union des femmes centrafricaines (qui se transforma par la suite en Office des femmes centrafricaines).
 
Elle fut membre active du Mouvement mondial des mères (MMM). Elle commença sa vie professionnelle dans l’enseignement et gravit très rapidement les différents échelons lui permettant de faire son entrée dans les services sociaux régis par le ministère des Affaires sociales.


== Une carrière tournée vers l'action sociale ==
Elle fut chef de service de la Promotion féminine en 1964 puis directrice des Affaires sociales en 1965. Elle fut membre du Conseil économique et social nommé par le gouvernement en 1966. Puis, elle fit partie de la délégation centrafricaine qui participa à la session ordinaire des [[WP:Organisation des Nations unies|Nations unies]] à New York en 1968.
En 1960 et 1961, elle fit une formation d’assistante sociale nutritionniste grâce à une bourse d’étude qu’elle obtint  du Ministère de l’Education nationale centrafricain. Elle créa plus tard un mouvement social féminin appelé : Union des Femmes Centrafricaines (qui se transforma par la suite en Office des Femmes Centrafricaines).
 
Elle fut membre active du Mouvement Mondial des Mères (MMM).
En 1970, elle est nommée secrétaire d'État aux affaires sociales<ref name="guide220092016">{{article |langue=anglais |titre=Female Ministers of the Central African Republic/ République Centroafricaine/ Bê-Afrîca |périodique=Worldwide Guide to Women in Leadership |date=20 septembre 2016 |url=https://www.guide2womenleaders.com/Central_Africa.htm |consulté le=16 décembre 2019 }}</ref>, [[WP:Liste des premières femmes ministres par pays|la première femme]] de son pays à occuper un poste de secrétaire d’État<ref>{{article |titre=L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes |périodique=PNUD Centrafrique |date=8 mars 2015 |auteur=Helen Clark |consulté le=16 décembre 2019 |url=https://www.undp.org/content/dam/car/docs/autresdocuments/UNDP_cf_d%c3%a9pliant8mars2015PNUD.pdf/_jcr_content/renditions/original.pdf }}</ref>. Elle est nommée ministre des Affaires sociales en 1970-1, redevient secrétaire d'État aux affaires sociales en 1975, puis ministre adjoint aux affaires sociales en 1976. De 1976 à 1979, elle est ministre des affaires sociales, de l'organisation et de la promotion des femmes<ref name="guide220092016"/>. En 1979, elle est ministre d'État à la planification, la coopération internationale et les statistiques<ref>{{article |titre=China Exchange News |périodique=Committee on Scholarly Communication with China |date=1977 |langue=en |url=https://books.google.fr/books?id=dxVCC_TCheUC |consulté le=16 décembre 2019 }}</ref>.
Elle commença sa vie professionnelle dans l’enseignement et gravit très rapidement les différents échelons lui permettant de faire son entrée dans les services sociaux régis par le ministère des affaires sociales.
 
Elle fut Chef de service de la Promotion féminine en 1964 puis Directrice des Affaires sociales en 1965.
Elle fut élue députée de sa région maternelle, les [[WP:Mbrès|Mbrès]], comme candidate indépendante sur les listes de l'Assemblée nationale durant la législature de 1993 à 1998 puis, de 1999 à sa mort en décembre 2001.
Son acharnement au travail, son désir de promouvoir la femme centrafricaine à une existence publique, sociale et économique fut pour elle un tremplin qui la propulsa vers la scène publique et internationale.
 
Elle fut membre du Conseil économique et social nommée par le gouvernement en 1966. Puis, fit partie de la délégation centrafricaine qui participa à la session ordinaire des Nations Unis à New York en 1968 elle côtoya les grandes figures du monde moderne comme Indira Gandhi, Golda Meir, Simone Weill, Myriam Makeba, etc.
Elle fut enterrée en République centrafricaine après avoir eu les honneurs de la nation ([[WP:deuil national|deuil national]] de trois jours) en présence du président de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des membres de l’Assemblée nationale et reçut à titre posthume la médaille de la Reconnaissance de la Nation.
Elle fut la première femme à occuper un poste de Secrétaire d’État dans son pays puis, un poste de Ministre dans l’histoire du pays. Elle occupa le poste de Ministre des Affaires sociales en 1970. Ses fonctions ministérielles durèrent jusqu’en 1979 toujours en relation avec les affaires sociales, la promotion féminine, la santé.
Plus tard, elle fut élue Députée de sa région maternelle : les M’brés comme candidate indépendante sur les listes de l’Assemblée Nationale durant la législature de 1993 à 1998 puis, de 1999 à sa mort à Paris en décembre 2001.
Elle fut enterrée en République centrafricaine après avoir eu les honneurs de la nation entière (deuil national de trois jours) en présence du Président de la République, des membres du gouvernement, des membres du Corps diplomatique, des membres de l’Assemblée Nationale et reçut à titre posthume la médaille de la Reconnaissance de la Nation.


=== Décorations ===
=== Décorations ===
Ses quelques décorations et distinctions durant sa vie politique :
Ses quelques décorations et distinctions durant sa vie politique :
*Commandeur de l’Ordre de l’Opération BOKASSA
* Commandeur de l'[[WP:ordre de l'opération Bokassa|Ordre de l'opération Bokassa]]
*Chevalier de l’Ordre du Mérite Centrafricain
* Grand officier de l'[[WP:Ordre du Mérite centrafricain|ordre du Mérite centrafricain]]
*Officier de l’Ordre du Mérite Centrafricain
* [[WP:Ordre des Palmes académiques|Commandeur des Palmes académiques]]
*Commandeur de l’Ordre du Mérite Centrafricain
* [[WP:Chevalier de la Légion d'honneur|Chevalier de la Légion d'honneur française]]
*Grand Officier de l’Ordre du Mérite Centrafricain
*Commandeur de la Palme Académique
*Chevalier de la Légion d’Honneur Française


== Militante pour l'égalité des sexes ==
== Militante pour l'égalité des sexes ==
Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona fut une femme de principe à très forte personnalité.
Elle fut également militante pour les [[WP:droits des femmes|droits des femmes]].
Elle consacra sa vie à l’émancipation des femmes, et au respect des valeurs et du genre humain.
Pour elle, la femme doit être un membre actif de la société et participer à la vie économique et sociale ;  en quelque sorte l’égale de l’homme.
Ses nombreux combats politiques et sociaux ont fini par porter leurs fruits. Les mentalités ont du évoluer. Les femmes ont pu accéder à de hautes responsabilités, faire de grandes études, décider de leur destin, etc…
Elle fut la pionnière dans certains secteurs sociaux et de santé en créant les premier jardins d’enfants, les ateliers d’arts ménagers pour les femmes, l’accès aux femmes à la formation et aux conseils d’hygiène et de nutrition, les pouponnières, les premiers moyens de locomotion pour les personnes handicapées (fauteuils roulants), l’accès à la sécurité sociale, etc…
C’est une grande dame qui a consacré plus de 45 ans de sa vie au développement de son pays.
La femme centrafricaine lui sera reconnaissante à jamais.
 
==Liens externes==
{{en}}  [http://www.guide2womenleaders.com/Central_Africa.htm Femmes remarquables en République centrafricaine (www.guide2womenleader)]


Elle fut pionnière dans certains secteurs sociaux et de santé en créant les premiers jardins d’enfants, les ateliers d’arts ménagers pour les femmes, l’accès aux femmes à la formation et aux conseils d’hygiène et de nutrition, les pouponnières, les premiers moyens de locomotion pour les personnes handicapées (fauteuils roulants), l’accès à la sécurité sociale, etc.


{{Portail|politique|République centrafricaine|femmes}}
==Références==
<references/>


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[[Catégorie:Politiques]]
[[Catégorie:Droit des femmes]]
[[Catégorie:Décès à Lagny-sur-Marne]]
[[Catégorie:Naissance en septembre 1933]]
[[Catégorie:Femme politique]]
[[Catégorie:Personnalité politique centrafricaine]]
[[Catégorie:Décès à 68 ans]]
[[Catégorie:Décès à Paris]]
[[Catégorie:Décès en décembre 2001]]
[[Catégorie:Féministe]]

Dernière version du 1 août 2026 à 10:39

Marie-Josèphe
Zane-Fé Touam-Bona
Image illustrative de l'article Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona
Fonctions
Ministre centrafricaine des Affaires sociales
– 1971
1976 - 20 septembre 1979
Chef de l'État Jean-Bedel Bokassa
Biographie
Nom de naissance Jeanne Marie-Josèphe Jeannot
Surnom Miejo
Date de naissance
Lieu de naissance Ippy (Oubangui-Chari)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Lagny-sur-Marne
Nature du décès Maladie
Nationalité Centrafricaine
Parti politique Indépendant
Père Achille Petit-Jean
Mère Augustine Valagandédé
Conjoint 1951-1970 Antonio Franck
Enfants Antoine Marie Franck, Gisèle Franck, Lilliane Franck, Michèle Franck,Pierre Marie Franck,Sylvain Franck, Jean Didier Franck.
Deuxième conjoint 1973-2001 André Zane-Fé Touam-Bona
Religion Catholique

Marie-Josèphe Zane-Fé Touam-Bona, née Jeanne Marie Josèphe Jeannot le à Ippy (Oubangui-Chari, en AEF) et morte le à Lagny-sur-Marne[1], est une femme politique, ministre et députée centrafricaine. Elle est la première femme ministre en République centrafricaine et également militante pour les droits des femmes.

Jeunesse

Elle appartient à l’ethnie Banda, peuple du Centre-nord de la Centrafrique.

Son nom de jeune fille est Jeanne Marie-Josèphe Jeannot, fille d’un ingénieur des mines belge (ancien colon) et d’une femme de l’ethnie Banda.

À partir de cinq ans, elle vécut chez les sœurs de la Congrégation du Saint-Esprit de Bangui, où elle commença à enseigner à l’âge de douze ans.

Elle épousa à 16 ans, le 24 octobre 1951, un instituteur, Franck Antonio, avec qui elle eut par la suite 4 garçons et 3 filles. Ils divorcèrent en 1970. Elle se remaria en 1975 avec Zane-Fé Touam-Bona André.

Carrière

En 1960 et 1961, elle fit une formation d’assistante sociale nutritionniste grâce à une bourse d’étude qu’elle obtint du ministère de l’Éducation nationale centrafricain. Elle créa plus tard un mouvement social féminin appelé Union des femmes centrafricaines (qui se transforma par la suite en Office des femmes centrafricaines).

Elle fut membre active du Mouvement mondial des mères (MMM). Elle commença sa vie professionnelle dans l’enseignement et gravit très rapidement les différents échelons lui permettant de faire son entrée dans les services sociaux régis par le ministère des Affaires sociales.

Elle fut chef de service de la Promotion féminine en 1964 puis directrice des Affaires sociales en 1965. Elle fut membre du Conseil économique et social nommé par le gouvernement en 1966. Puis, elle fit partie de la délégation centrafricaine qui participa à la session ordinaire des Nations unies à New York en 1968.

En 1970, elle est nommée secrétaire d'État aux affaires sociales[2], la première femme de son pays à occuper un poste de secrétaire d’État[3]. Elle est nommée ministre des Affaires sociales en 1970-1, redevient secrétaire d'État aux affaires sociales en 1975, puis ministre adjoint aux affaires sociales en 1976. De 1976 à 1979, elle est ministre des affaires sociales, de l'organisation et de la promotion des femmes[2]. En 1979, elle est ministre d'État à la planification, la coopération internationale et les statistiques[4].

Elle fut élue députée de sa région maternelle, les Mbrès, comme candidate indépendante sur les listes de l'Assemblée nationale durant la législature de 1993 à 1998 puis, de 1999 à sa mort en décembre 2001.

Elle fut enterrée en République centrafricaine après avoir eu les honneurs de la nation (deuil national de trois jours) en présence du président de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des membres de l’Assemblée nationale et reçut à titre posthume la médaille de la Reconnaissance de la Nation.

Décorations

Ses quelques décorations et distinctions durant sa vie politique :

Militante pour l'égalité des sexes

Elle fut également militante pour les droits des femmes.

Elle fut pionnière dans certains secteurs sociaux et de santé en créant les premiers jardins d’enfants, les ateliers d’arts ménagers pour les femmes, l’accès aux femmes à la formation et aux conseils d’hygiène et de nutrition, les pouponnières, les premiers moyens de locomotion pour les personnes handicapées (fauteuils roulants), l’accès à la sécurité sociale, etc.

Références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. 2,0 et 2,1 (en) « Female Ministers of the Central African Republic/ République Centroafricaine/ Bê-Afrîca », Worldwide Guide to Women in Leadership,‎ (lire en ligne)
  3. Helen Clark, « L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », PNUD Centrafrique,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « China Exchange News », Committee on Scholarly Communication with China,‎ (lire en ligne)